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L'Association a été créée en septembre 1999. Née de la rencontre d'archivistes, d'enseignants et de chercheurs, des membres du jury départemental du concours de la Résistance et de la Déportation, de journaliste, l'association réalise un CD ROM sur l'histoire de la résistance en Anjou dont la sortie est prévue pour 2004 - 2005. Affiliée à l'AERI,( ASSOCIATION DES ETUDES SUR LA RESISTANCE
INTERIEURE) parrainée par la Fondation de la Résistance, elle s'inscrit dans le projet national de l'AERI.
Des partenaires locaux nous ont déjà rejoints
comme la ville d'ANGERS, l'AFMD 49 ( ASSOCIATION DES AMIS
DE LA FONDATION POUR LA MEMOIRE DE LA DEPORTATION) et les
ANCIENS FFI DES PAYS DE LA LOIRE .
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1. De constitution précoce, les premiers mouvements s'implantent en 1940-1941. Dès lors, la propagande se développe (presse clandestine gaulliste "Honneur et Patrie" puis massivement communiste "Le Ralliement" et "Le Trait d'union"..., campagne massive d'inscriptions, graffitis, collages et autres distributions de tracts à caractère politique) mais aussi les premiers sabotages (câbles téléphoniques, voies ferrées ... ). Dans un département géographiquement peu propice à la constitution de maquis et marqué par une forte présence allemande notamment dans son chef-lieu (capitale régionale de Vichy, centre administratif et militaire majeur pour les Allemands à l'échelle de la zone occupée), la Résistance s'organise autour de quelques mouvements principaux (OCM-ORA, JRN, Libération-Nord, Front National, Défense de la France), de nombreux réseaux de renseignements (Gallia, Darius, Jade-Fitzroy, Mabro, Overcloud, Mithridate, CND Castille, Delbo-Phénix, Honneur et Patrie,
)et de quelques réseaux d'évasion et d'action (Buckmaster, Mécano Base Espagne, FTP, ... ).
2. la Résistance départementale est dans une large mesure un fait urbain comme en témoigne la répartition géographique du réseau Honneur et Patrie. Organisation constituée au premier trimestre 1941 autour de Victor Chatenay (futur maire d'Angers de 1947 à 1959), elle a compté environ 300 agents dont 150 pour la seule ville d'Angers (la moitié des effectifs alors qu'Angers ne représente que 20 % de la population départementale à l'époque). Majoritairement masculin mais avec une forte minorité de femmes (20 % de notre échantillon, 25 % des agents du réseau Honneur et Patrie), l'engagement résistant est surtout l'affaire de jeunes adultes.
3. L'action conjuguée du zèle
collaborateur de Vichy "dans la lutte antiterroriste"
et de la forte concentration sur Angers de nombreux services
de répression allemands (notamment du SIPO-SD à
compter de juin 1942, dont l'une des sections est la Gestapo
de sinistre mémoire) contribuent à un lourd
martyrologe pour les résistants angevins engagés
dans un groupe ou isolés. A l'instar de la chronologie
nationale, le deuxième semestre 1943 et le premier
trimestre 1944 écrivent les heures les plus noires
de la Résistance angevine. Des organisations entières
sont décapitées : CND Castille, Mécano
Base Espagne, Jade Fitzroy, Buckmaster, Honneur et Patrie,
Front National, Libération-Nord, Les jeunes de la Résistance
nationale (JRN)... Le réseau Honneur et Patrie de Victor
Chatenay, lié au BCRA, subit ainsi 107 arrestations
pour 296 agents recensés. Pour la seule ville d'Angers,
68 agents du réseau sont arrêtés sur 150
dont 2 en 1941, 5 en 1942, 44 en 1943 et 17 en 1944. Le prix
à payer à l'engagement est dans des proportions
élevées la déportation et la mort : sur
les 68 agents angevins arrêtés, 49 sont déportés
et 25 décédés. A l'issue de la guerre,
on dénombre au moins 1024 déportés pour
l'ensemble du Maine-et-Loire dont 610 non rentrés.
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